Il y a cette mer, gigantesque, infinie. Cette mer sans cesse balayer, déformer, transformer par le mouvement des flots. Cette mer magnifique, dont les moindre reflets vous transpercent le coeur lorsque les rayons du soleil caressent l'écume des vagues... Des vagues, ces vagues qui dérivent dans un mouvement perpétuel et qui finissent inexorablement par s'échouer de cette mer tellement Belle, et pourtant tout aussi Monstrueuse.
Parfois, bien plus que nos esprits, ce sont nos âmes, peut-être même de vulgaire fragments de celles-ci qui errent au milieux des éléments. Nos âmes et nos esprits comme perdus au milieu de nulle part. Ce sentiment de manques qui nous submerge... Le manque d'un instant, d'un lieu, d'une personne... L'absence de cette roue indispensable au fonctionnement de tout un engrenage: notre simple vie.
On ouvre les yeux pour se rassurer, puis on les referment pour replonger dans cet univers magnifique, solitaire, effrayant... C'est à ce moment que ce rejoignent le corps et l'esprit. Ce battement de paupières qui nous ramènent à une réalité que l'on tente tous de fuir au profit d'une immatérialité totale et merveilleuse... Celle-ci même qui se dessinent au creux de nos yeux et s'écoulent sur nos joues. Parce que nos véritables larmes sont toujours un océan d'émotions, de sentiments et de passions. Plus on les contient, plus les frontières de notre inconscient s'élargit, jusqu'à s'y perdre, jusqu'à se retrouver... au milieu de nulle part avec pour seul repère nos souvenirs, avec pour seul moyen d'avancer l'espoir. L'espoir d'enfin retrouver un jour ce regard, ce sourire, cette main à caresser... Alors on ferme les yeux, puis on attend, des jours, des mois, des années...
Après tout, c'est peut-être ça aussi Aimer.